La rencontre des professionnels du cinéma d’Afrique centrale, en vue d’enclencher le développement de projets de films (fictions, documentaires, séries et animation), baptisée Yaoundé Film Lab, a débouché le 15 février 2020, sur la signature d’une déclaration commune dite de Yaoundé, destinée à promouvoir une stratégie culturelle dans l’espace CEEAC.

Les auteurs de la déclaration de Yaoundé. © D.R.

 

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Au terme de la première édition du Yaoundé Film Lab, le 15 février 2020, les acteurs culturels du secteur de la cinématographie d’Afrique centrale, réunis à cette occasion, ont signé une déclaration commune dénommée «Déclaration de Yaoundé». Articulée autour de dix résolutions, celle-ci prône une véritable mise en œuvre de la stratégie culturelle de la communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), élaborée en 2013 avec le concours de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et de l’Unesco.

Cette stratégie sous-régionale de développement et de promotion de la culture propose notamment la création d’un fonds de soutien à la création cinématographique et audiovisuelle. Les 24 signataires de la déclaration de Yaoundé exigent que «l’industrie du cinéma et de l’audiovisuel en Afrique centrale bénéficie d’un encadrement politique, financier et diplomatique plus efficient, y compris sous forme de bourses d’études entre pays de la sous-région afin de soutenir la formation professionnelle».

Selon ces professionnels du cinéma d’Afrique centrale, la structuration du cinéma et de l’audiovisuel, la mise en route d’une corporation sous-régionale regroupant les professionnels par secteur (espace Cemac et CEEAC) nécessite une attention particulière de la part des gouvernements de leurs États.

«Chaque organisation sectorielle ayant pour siège une capitale différente de la sous-région sur la base d’un consensus de la profession, notamment les scénaristes, les réalisateurs et les producteurs pour une première impulsion. La coproduction Sud/Sud et notamment entre les pays d’Afrique centrale est un impératif de structuration du cinéma et de l’audiovisuel», ont-ils déclaré. Selon la «Déclaration de Yaoundé», la culture en général, le cinéma et l’audiovisuel en particulier sont de «puissants instruments de positionnement économique et de diplomatie d’influence dont nos États doivent faire un meilleur usage».

 
 

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