Le projet de création d’un organisme de gestion des bassins transfrontaliers de l’Ogooué, du Ntem, du Komo, de la Nyanga, du Woleu et du Mouni, situés entre le Gabon, le Cameroun, le Congo et la Guinée équatoriale se fera sans le bassin de l’Ogooué.

L’Ogooué au Gabon. © D.R.

 

Le bassin de l’Ogooué ne fera pas partie du champ d’intervention de l’organisme des bassins transfrontaliers en gestation. C’est l’une des conclusions de l’atelier régional de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), tenu du 11 au 12 février à Libreville. L’objectif de cet atelier était de définir les contours du projet de création d’un organisme de bassins transfrontalier(OBT) en Afrique centrale, ainsi que le pourtour du champ d’intervention de cet organisme sur les aires de partage au niveau des trois autres bassins gabonais, à savoir : le Ntem, la Nyanga et le Komo.

«Les bassins transfrontaliers sont un processus nouveau en Afrique centrale et cela nécessite que les pays de l’Afrique centrale intègrent bien le processus de gestion intégré des ressources en eau (Gire) qui nécessite que certaines étapes soient établies, avant de pouvoir discuter d’égal à égal avec nos partenaires», a expliqué le directeur général gabonais de l’eau, Jocelyn Bouyou Mavoungou.

Selon ce dernier, le Gabon est encore très en retard dans le cadre de ce processus. Il doit combler ce retard pour atteindre un niveau plus avancé dont l’une des formes est d’intégrer des organismes des bassins transfrontaliers. «Il est mieux de pousser encore un peu plus la réflexion avant de s’engager».

Outre le Gabon, les représentants de la Guinée équatoriale sont eux aussi revenus sur leur position en ce qui concerne les bassins du Woleu et du Mouni et ont décidé de les retirer du projet, en attendant son évolution. Les deux autres pays présents (Cameroun et Congo) ont dit se référer à leur tutelle avant de se prononcer sur la poursuite ou non de cette aventure transfrontalière.

Financé par la CEEAC, l’objectif de cet organisme de gestion transfrontalier est de parvenir avec les États membres à la gestion intégrée des ressources en eau, à la gouvernance de ces ressources, la mise en valeur des ressources en eau pour le développement économique, le financement du secteur Eau, et un meilleur partage de l’or bleu. Ce projet concerne quatre pays à savoir le Gabon, le Cameroun, la Guinée équatoriale et le Congo.

 
 

1 Commentaire

  1. Ikobey dit :

    Encore un « machin » qui coûte cher et qui ne servira à rien.

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