La récente sortie du groupe parlementaire du Parti démocratique gabonais (PDG) à l’Assemblée nationale, pour sauver la peau du Premier ministre Julien Nkoghe Bekale, serait selon le Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) la preuve de l’incapacité d’Ali Bongo à assumer la fonction du président de la République.

Le porte-parole du RPM, Alain Michel Mombo, dénonçant «l’hypocrisie du pouvoir». © Gabonreview

 

A l’issue de leurs échanges de vues hebdomadaires sur l’actualité de la vie du Gabon, le 20 février 2020, les membres du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) se disent étonnés de la déclaration faite sur les antennes de Gabon télévision, le 14 février 2020, par le président du groupe parlementaire PDG à l’Assemblée nationale, Martin Mabala, dans laquelle, les députés PDG s’opposent de façon préventive au départ du Premier ministre Julien Nkoghe Bekale.

Ebahis par le caractère inédit de cette initiative, dans le cadre du fonctionnement politique du pays, le président du RPM, Alexandre Barro Chambrier et ses camarades soulignent que cette déclaration a au moins le mérite de clarifier les choses. «Le mérite de cette sortie du groupe parlementaire PDG à l’Assemblée nationale est de confirmer ce que le RPM et plusieurs partis de l’opposition répètent régulièrement à savoir que : le problème actuel du Gabon réside dans l’incapacité d’Ali Bongo d’assumer au bénéfice des gabonaises et des gabonais, les fonctions de président de la République qu’il s’est accaparées». Une lecture qui vient relancer le débat sur la vacance de pouvoir.

Pour le conseil exécutif de RPM, la déclaration de Martin Mabala, en plus de révéler au grand jour les dissensions au sein des différentes instances du pouvoir, elle semble aussi «constituer une mise en garde contre la pratique désormais récurrente au sommet de l’Etat où des personnes non habilitées ont pris l’habitude de décider en lieu et place d’Ali Bongo, lequel s’illustre par de longues et régulières périodes d’indisponibilités temporaires», a déclaré le 21 février 2020, le porte-parole Alain Michel Mombo, dénonçant par conséquent «l’hypocrisie du pouvoir ainsi que le dévoiement dans le fonctionnement quotidien de l’Etat».

Une multiplicité d’actes qui, selon le parti présidé par Alexandre Barro Chambrier, participerait à étayer l’échec de la gouvernance d’Ali Bongo qualifiée de «stérile, orchestrée par son parti et son régime, enraciné au pouvoir depuis 1968, sous le haut patronage d’une incompétence multi décennale». Reste à savoir, si le système au pouvoir parviendrait à tirer les conséquences de la multiplication des incohérences dans la gestion du pouvoir.

 
 

3 Commentaires

  1. Kiliane dit :

    Ali Bongo est mort. même Imothep Ben Moubamba (ex Bruno) l’a fait savoir récemment. La France et le Maroc nous cachent la mort de BOA depuis octobre 2018.

  2. Serge Makaya dit :

    Le système au pouvoir à toujours cautionné la mascarade électorale depuis feu voyou Omar Bongo. S’ils étaient des personnes responsables, on n’en serait pas la aujourd’hui. Qui sème le vent récolte la tempête.

    Et je n’épargnerai jamais la France et le Maroc, ces deux pays qui sont aussi responsables de nos malheurs aujourd’hui. A Ntare Nzame!

    La seule de bien que vous pouvez faire, c’est de dissoudre ce parti de caca.

  3. bill ngana dit :

    @ GR : votre dateur est bloqué au 21 février 2020 ?

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